L’ECOLE DU TEMPS PASSE à la Cinémathèque

22 novembre 2010aucun commentaire

Le mardi 14 décembre à 14H30 La Cinémathèque propose une série de courts-métrages consacrés à l’ECOLE

Les coopératives scolaires,1947,13mn

-Images d’école,12 mn La vie des écoliers de 1947 à 1954 Montage d’archives

-La vie à l’école jadis de Gilles Phalippon ,26mn

-L’école 1973,de Peter Maneval,10mn Portrait d’un instituteur de l’école du Marais.

-Voyage dans le temps avec l’école du Bréat,14mn de Monique Faure.

-Le cartable à roulettes,14mn de Louis Chardon et André Picon

Le cartable à roulettes,

Vous pouvez vous procurer ce DVD en le commandant aux Films du Hibou

Nous avons demandé à Louis Chardon de témoigner sur sa première expérience.

Lire et écrire des textes est une des missions de l’école. Nous étions quelques uns à penser qu’un film n’est qu’un texte particulier. Ainsi donc, l’enseignement de l’audio-visuel devait trouver sa place dans la classe, d’autant plus que l’on voyait bien la télévision devenir un moyen de communication formidable.

Les techniques ont beaucoup progressé. Pour autant, l’école enseigne-t-elle mieux le langage audio-visuel ?

C’était il y a 33 ans…

 

A la suite d’un stage de formation à l’audio-visuel, j’ai décidé de travailler cette matière dans ma classe de CM2.

Rapidement j’ai pensé qu’il fallait pour maîtriser cette nouvelle discipline non seulement apprendre à lire mais aussi à produire, et pourquoi pas un film !

Il y a eu aussitôt une adhésion aussi bien des élèves que de leurs parents. Le Ciné Jeunes Stéphanois nous apportait également une aide matérielle et pédagogique.

C’est dans cet esprit de dynamisme, de travail intense, de coopération que s’est déroulé le travail. Quand les élèves ont commencé à être plus à l’aise dans l’analyse d’un document vidéo, on est passé à la recherche et l’écriture d’un scénario et au découpage plan par plan. C’était un travail et individuel et collectif nécessitant relance et médiation pour avoir une production commune cohérente. Il y a eu des phases de découragement durant cette longue préparation nécessaire avant le tournage …et les premières images que chacun attendait impatiemment. Notre travail a sans doute été d’assez bonne qualité puisqu’il a incité le Ciné Jeunes stéphanois a nous donner les moyens de tourner en 16mm.

Les jeunes acteurs, qui avaient assez facilement choisi le rôle qui leur convenait ont été très performant durant le tournage, tant dans le jeu que dans l’aide qu’ils pouvaient apporter comme accessoiristes, preneurs de son etc.

Ils n’ont pas participé directement au travail de montage. Mais quelle joie et quelle fierté quand il ont vu le film ! Les parents naturellement ont partagé cet enthousiasme, d’autant plus aisément qu’ils s’étaient rendu compte que si leurs enfants « faisaient du cinéma », ce n’était en rien au détriment des disciplines fondamentales de l’école.

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